J’ai proposé aux conseillers généraux d’Eure-et-Loir une motion alertant le Conseil régional du Centre sur les nuisances engendrées par la mise en place des nouveaux horaires de la SNCF. Elle a été votée à l’unanimité le 14 novembre dernier. Retrouvez mon interview sur le site internet du Conseil Général.
http://www.eurelien.fr/site/haut/menu-haut-1/menu-haut-1/accueil-actualites/zone-amenagement-du-territoire/transports/olivier-marleix-la-concertation-est-une-marque-de-respect-que-l-on-doit-aux-usagers-des-lignes-sncf
Pourquoi avoir proposé au vote, lors du débat d’orientations budgétaires, un texte sur la nouvelle grille d’horaires des trains SNCF ?
Nous sommes solidaires des nombreux Euréliens qui empruntent chaque jour le train pour se rendre à leur travail ou leur lieu d’étude. Nous comprenons les souhaits exprimés par la SNCF et RFF de rénover le réseau ferroviaire et d’améliorer le cadencement, mais ces modifications engendrent de véritables nuisances pour les Euréliens qui n’ont pas été anticipées. Cela concerne toutes les lignes : Châteaudun, Nogent-le-Rotrou/Chartres et Dreux.
Pouvez-vous nous donner des exemples de ces nuisances ?
Oui. A partir du 11 décembre, les nuisances risquent de concerner toutes les lignes du département. Par exemple, les lycéens des secteurs de Maintenon, Épernon, La Loupe et Courville, soit 500 élèves, devront partir 25 minutes plus tôt pour rejoindre Chartres. La liaison Chartres-Paris voit certains temps de correspondance allongés. Sur Paris-Dreux, aucun train arrivant avant 8h n’était prévu et les correspondances seront également allongées. Sur Paris-Châteaudun, le train de retour est calé à 16h11, ce qui est bien trop tôt…
Pourquoi interpellez-vous le Président du Conseil régional ?
La Région Centre est compétente pour l’organisation transports ferroviaires régionaux. A ce titre, c’est le Conseil régional qui décide des moyens mis à la disposition de la SNCF pour les TER, ainsi que des tarifs et de la fréquence des trains. Si le cadencement est une réforme décidée au niveau national par RFF, le Conseil régional n’a sans doute pas été assez vigoureux vis-à-vis de ses interlocuteurs. Il doit fermement défendre les intérêts légitimes des Euréliens.
Qu’attendez-vous désormais ?
Les conseillers généraux que nous sommes sont en prise directe avec le terrain. J’attends que la Région Centre adopte cette même approche et qu’elle prenne l’initiative d’une véritable concertation, au niveau local, avec les usagers des lignes et ses partenaires. Dont le Conseil général d’Eure-et-Loir qui pilote le réseau Transbeauce et les agglomérations qui gèrent les réseaux de bus. On ne peut pas agir efficacement que si l’on n’instaure un véritable dialogue avec les usagers des lignes. C’est le minimum du respect qui leur est dû. Tous les acteurs doivent se mobiliser à leur service. J’espère que notre prise de position fera bouger les lignes !